Assumer 100 % de sa responsabilité de dirigeant
Mon expérience me l’a apprise à maintes occasions : nous ne contrôlons pas tout ce qui nous arrive, mais nous pouvons toujours choisir comment y répondre.
Être un entrepreneur, c’est construire, édifier, initier et motiver… et souvent l’entrepreneur n’aime pas contrôler, corriger et rectifier, il fonce, c’est son ADN. Trop souvent, je vois trois comportements qui les empêchent de progresser : accuser les autres, chercher des excuses et se plaindre sans agir.
La politique de l’autruche, on le sait, finit inévitablement par nous péter à la gueule. Donc quand je suis dans des circonstances que je n’aime pas, je me dis : « Quelle part de cette situation puis-je influencer, et que vais-je faire pour obtenir un résultat différent ? »
Ce glissement paraît simple. Il représente un changement profond : passer d’une posture de réaction à une posture d’action.
Tout d’abord, arrêtons de nous plaindre et agissons !
Ensuite, il faut comprendre que nos croyances et nos interprétations influencent nos décisions. Si je suis convaincu que mes collègues ne sont pas assez expérimentés pour prendre de bonnes décisions, je vais tout centraliser autour de moi et ensuite considérer leur manque d’autonomie comme preuve, alors que c’est moi qui ai créé cette situation.
Je ne suis pas responsable de tout ce qui m’arrive, mais je choisis d’assumer pleinement la responsabilité de ce que je peux faire ensuite.
Mon diagnostic de responsabilité (15 minutes)
Je transforme ce principe en un exercice hebdomadaire, à réaliser sur une situation réelle.
- Quel résultat actuel ne me satisfait pas ? Un fait observable, sans justification.
- Quelles sont les causes externes réelles ? Ce que je ne maîtrise pas.
- Qu’ai-je fait, évité ou toléré ? Ma contribution directe ou indirecte.
- Quelle décision puis-je prendre dans les sept prochains jours ? Une action précise, observable et datée.
Cet exercice présente un intérêt supplémentaire : il évite de confondre une prise de conscience avec une transformation réelle. Tant qu’aucune décision n’est prise, le principe reste théorique.
De la responsabilité individuelle à la maturité organisationnelle
Le pouvoir d’un dirigeant ne réside pas dans sa capacité à empêcher tous les problèmes. Il réside dans sa capacité à transformer ces problèmes en décisions.
J’y ajoute une seconde exigence.
Un bon dirigeant assume ses responsabilités. Un excellent dirigeant construit une organisation dans laquelle il n’a plus besoin d’intervenir personnellement pour que chacun assume les siennes.
C’est la différence entre la responsabilité individuelle et la maturité organisationnelle.
C’est précisément là que ce principe devient particulièrement intéressant pour une entreprise en croissance : il peut devenir non seulement un outil de développement personnel, mais aussi un principe de management.
Trois questions à garder en tête :
- Le pouvoir d’action : que puis-je faire maintenant pour améliorer les choses ?
- La responsabilité : quelles obligations m’incombent dans cette situation ?
- La causalité : suis-je à l’origine du problème ?